Développeur IA : vendre une licence plutôt qu'une prestation

Vendre une licence plutôt qu'une prestation, pour un développeur IA indépendant, c'est la différence entre être payé une fois pour un travail qui sert tous les jours, et être payé chaque mois tant qu'il sert. Le travail est le même. Ce qui change, c'est le contrat, la façon de présenter la chose au client, et ce qu'il vous reste au bout de trois ans.

Le problème du temps vendu

Vous construisez un agent qui lit les factures d'une PME et prépare les écritures. Vous facturez la construction. Le mois suivant, l'agent traite encore les factures, et vous prospectez pour le prochain projet. Vous avez produit un logiciel et vous l'avez vendu comme une journée de plomberie. Votre revenu suit votre agenda, pas la valeur que vous créez.

Ce qu'est une licence, concrètement

Une licence est un droit d'usage : le client utilise votre logiciel, il n'en devient pas propriétaire. Vous restez l'auteur et le propriétaire, vous accordez le droit d'utiliser, pour une durée, contre une redevance. C'est exactement ce que font tous les éditeurs de logiciels, et rien n'empêche un indépendant de le faire pour un agent IA construit sur mesure.

La cession, elle, transfère la propriété au client. C'est ce que demandent souvent les grands comptes, et ce que vous avez sans doute accepté sans le savoir dans des contrats de prestation. En droit français, le logiciel est protégé par le droit d'auteur dès sa création, et une cession doit être écrite et précise pour être valable. À défaut, les droits restent à l'auteur. Vérifiez vos anciens contrats : vous êtes peut-être propriétaire de plus que vous ne le pensez.

Comment structurer l'offre

  • Le développement : la construction de l'application, facturée au démarrage. C'est votre prestation, elle reste.
  • L'installation : la mise en place chez le client, facturée à la livraison.
  • La formation : la prise en main par les équipes, à la livraison. Un client formé garde la solution.
  • La licence : mensuelle ou annuelle, tant que le client utilise la solution. C'est elle qui devient un actif.
  • Le client, lui, y gagne aussi : un coût lissé, la maintenance et les mises à jour comprises, et un prestataire qui a intérêt à ce que la solution tourne encore dans deux ans.

    Ce qui fait peur, et comment on y répond

  • « Le client refusera de ne pas être propriétaire. » Il n'est propriétaire d'aucun des logiciels qu'il utilise déjà. Ce qu'il veut, c'est la garantie de pouvoir continuer : c'est la réversibilité, qui se prévoit au contrat.
  • « Je ne sais pas vendre. » C'est le rôle d'un distributeur : amener le client, présenter, contractualiser, installer, héberger, et vous laisser construire.
  • « Et si je n'ai plus envie de maintenir ? » Un parc de licences est cessible. Vous avez quelque chose à vendre le jour où vous voulez passer à autre chose.
  • Ce que ça change au bout de trois ans

    Vingt clients qui payent une licence chaque mois, ce n'est pas seulement un revenu régulier. C'est un parc, qui se met au bilan, se valorise sur un multiple du récurrent, se finance auprès d'une banque et se revend. Le même travail, livré en prestation, ne laisse qu'une ligne dans un portfolio.

    Vous produisez un logiciel. Vendez-le comme un logiciel.

    Comment on travaille avec les développeurs

    Vous restez propriétaire de votre application et de votre code. Nous amenons les PME et les ETI, nous gérons la vente, le contrat, l'installation et l'hébergement dans notre standard de sécurité, et nous prenons une marge de distribution annoncée. Vous validez le tarif final, vous touchez une redevance par client actif chaque mois, plus une prestation à chaque déploiement. La préinscription est ouverte sur la page développeurs.

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